Portrait de Steph
Membre · Storm Surfing

Steph

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Comment as-tu découvert le surf ?

J'ai découvert les sports de glisse au début des années 90, voire un peu avant, avec le funboard diffusé à la télé lors de la compétition de Bercy. Et je me suis mis au surf en 1995.

Ta première vague ?

Première vague en bodyboard à Porry. J'ai commencé par le bodyboard, puis en remontant de Porry j'ai croisé un gars — Sylvain (de Saint-Cast, décédé depuis…) — qui me dit « tu devrais te mettre au surf ». Du coup j'ai acheté une planche, une Hoff à l'époque, une 6' ou 7' je crois. Ensuite Sylvain m'a pris sous son aile aux Grèves : il me conseillait, et c'est comme ça que j'ai débuté le surf.

Quel surfeur es-tu ?

« Le meilleur du quartier », tiens, quelle question ! 😄 Non, j'en sais rien : je fais mon truc. Je m'intéresse à tous les supports — single, fish, longboard, hull, V-bottom, bonzer… — et à l'histoire du surf. Je ne me prends pas au sérieux : faut pas déconner les gars, on n'est pas des Kelly Slater, restons humbles.

Ta planche, c'est laquelle ?

Je n'ai pas de planche particulière, je surfe de tout, j'essaie différents shapes. Ça crée une certaine ouverture d'esprit, je trouve — chose qui, hélas, se perd. Le but : me faire plaisir.

Ton spot préféré ?

Mon spot de cœur, ce sont les Grèves : c'est là que tout a commencé — les rencontres, les premières vagues intenses, les potes disparus… J'ai une affection particulière pour cet endroit. Aujourd'hui il y a trop de monde et l'ambiance n'est plus la même, alors je ne dirais pas que c'est mon spot préféré… mais tu le connais. On y a partagé tellement de moments forts que c'est inexplicable, ce que je ressens quand je surfe là-bas. Mais il est capricieux : il se mérite.

« Ce sera celle aux Grèves, où je remontais au pic et où j'ai vu Dadu se caler un double tube — et en sortir, en plus. Gravé. »

La session inoubliable

Et quand tu n'es pas dans l'eau ?

Je bosse la nuit, en général à partir de 0h30, et j'enchaîne les soirs de week-end comme photographe de concerts… mais pas que.

Comment as-tu découvert Storm Surfing ?

J'ai découvert Storm Surfing avec Antoine. Je l'ai vu galérer et se battre pour monter sa structure, lutter contre certains qui lui mettaient des bâtons dans les roues pour l'empêcher de créer son école de surf. Mais il n'a rien lâché, et ça a payé. C'était un mec en or : gentillesse, générosité, humanité, et une envie incroyable de transmettre sa passion aux jeunes générations. Une perte énorme pour nous tous.

C'est quoi l'esprit Storm Surfing ?

C'est justement ça : Antoine, tout simplement. Ayons toujours à l'esprit que les vagues, ça se partage, et qu'il faut accepter tout le monde — que tu sois en log, en shortboard, peu importe. On a tous une place à l'eau, les uns à côté des autres. Profitons, prenons du plaisir ensemble.

La vague parfaite ?

Ce sera celle que je surferai avec Boz, Antoine, Sylvain… le plus tard possible. En attendant, ce sera la prochaine.

Ton conseil à un débutant ?

Dis bonjour en arrivant au pic, observe, demande conseil, et surtout intéresse-toi à l'histoire du surf : ce n'est pas un sport, c'est une culture — riche et intense, faite de personnages mythiques, de films, de photographies, de voyages, de musiques qu'il faut connaître. Une culture avec des codes et des règles à respecter. Et puis surtout : n'achète pas ces foutues planches en mousse — va voir un shaper !

Et si tu pouvais surfer n'importe quelle vague demain ?

La Colombie-Britannique, l'Islande au printemps, et Chicama pour cette gauche de dingue.

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